Ce qui se passe
La grande majorité des douleurs du coureur sont des douleurs de surcharge : le corps reçoit plus de contraintes qu'il n'a eu le temps de s'y adapter. Les causes les plus fréquentes : augmentation trop rapide du volume ou de l'intensité, changement de chaussures ou de terrain, fractionné ajouté sans transition, manque de récupération ou de sommeil.
Les zones les plus touchées
- Bas du dos et bassin : raideur après les sorties longues, douleur fessière, sensation de bassin « décalé ».
- Tibia : douleur le long du bord interne du tibia (syndrome de stress tibial, souvent appelé « périostite »).
- Mollet et tendon d'Achille : tensions, raideur matinale, douleur au démarrage qui s'estompe puis revient.
- Cheville : suites d'entorse, instabilité, gêne sur terrain irrégulier.
- Voûte plantaire : douleur sous le talon aux premiers pas du matin (aponévrosite plantaire).
Pourquoi ça fait mal
Un tendon, un fascia ou un os qui reçoit trop de charge devient sensible. Ce n'est pas forcément la zone douloureuse qui est en cause : une hanche raide ou une cheville qui manque de mobilité peut reporter la contrainte ailleurs.
En séance
Chaque consultation dure 45 minutes et suit toujours la même logique :
- Échange : votre histoire, le début de la douleur, ce qui l'aggrave ou la soulage, vos objectifs.
- Tests : mobilité, tests orthopédiques et neurologiques simples, recherche des signes qui nécessitent un avis médical.
- Traitement adapté à vous, puis explication de ce qui a été travaillé et pourquoi.
- Après la séance : une fiche personnalisée (votre douleur avant / après, son explication, des conseils), puis un court questionnaire à J+7 pour suivre votre évolution.
Pour un coureur, j'analyse aussi votre semaine type : volume, intensité, chaussures, objectifs, calendrier. L'objectif n'est pas de vous arrêter mais d'adapter l'entraînement pour continuer à courir sans aggraver.
Repères utiles
- Une douleur qui reste ≤ 3/10 pendant la course et revient à la normale le lendemain est généralement acceptable.
- Augmenter le volume progressivement, une variable à la fois (distance ou intensité).
Une courte vidéo pour visualiser ce qui se passe dans votre corps.
Une douleur osseuse très localisée, qui augmente à chaque sortie, présente au repos ou la nuit, ou qui vous fait boiter peut correspondre à une fracture de fatigue : arrêtez la course et consultez un médecin (une imagerie est souvent nécessaire). Même conduite en cas de gonflement important ou d'impossibilité de poser le pied.
Ces informations sont générales et ne remplacent pas un avis médical. L'ostéopathie intervient en complément du suivi médical.